Les actualités ornitho en Lorraine
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07/12/2008 : 38e Colloque interrégional d’ornithologie,


La LIGUE pour la PROTECTION des OISEAUX
(Délégation Alsace et Groupes Lorrains)

et le CENTRE ORNITHOLOGIQUE LORRAIN



vous invitent au




38e Colloque interrégional d’ornithologie,
de mammalogie et d’herpétologie


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le 7 décembre 2008

à la salle Sainte-Barbe

rue Sainte-Barbe

à SÉLESTAT (67)

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PROGRAMME

9 h

- « L’Oedicnème criard en Alsace : recensement 2007/2008 » par Guillaume DIETRICH.

- « Suivi de la Pie-grièche grise en région de Saint-Dié des Vosges de 1998 à 2008. Quelques résultats » par Norbert LEFRANC.

- « Comment a évolué l’avifaune nicheuse des friches en fond de vallée des Vosges du Nord en deux décennies ? » par Yves MULLER.

Pause

10 h 45

- « Situation des oies en Alsace, espèces indigènes et naturalisées » par Christian DRONNEAU.

- « Le petit oiseau dans la prairie » par Gilles BIVER.

- « Reste-t-il des Grenouilles des champs dans le Nord-Est ? Chronique du déclin de l'amphibien le plus menacé de France » par Jean-Pierre VACHER.

12 h 30 : Repas

14 h 30

- « La situation du Chat forestier en France » par François LÉGER et Jean-Luc WILHELM.

- « L’atlas de répartition des oiseaux nicheurs d’Alsace. Quelques découvertes intéressantes » par Yves MULLER et Jean-Marc BRONNER.

- « Contrôles et reprises à la Station ornithologique de Munchhausen. Dix années de données » par Paul KOENIG.

Pause

16 h 15

- « Connaître et protéger les chauves-souris de Lorraine » par Matthieu GAILLARD, Dorothée JOUAN, Alexandre KNOCHEL et François SCHWAAB.

- « Chevêches d’hier et d’aujourd’hui. Synthèse des actions menées par le Groupe Chevêche 68 » par Marc WIOLAND.

- « La Chevêche relique de nos vergers » et « Le retour du Petit-duc en Alsace » deux films de Marc WIOLAND.



INFORMATIONS :

Inscriptions :
L’accès au colloque est libre. L’inscription n’est pas nécessaire.

Repas :
Il est possible de prendre le repas en commun au restaurant « Pied de Bœuf », 17 rue Poincaré, à Sélestat (à 5 minutes à pied de la salle Sainte-Barbe).

Le prix est de 15 € pour un repas complet avec entrée, plat, dessert, boisson et café.

Envoyez votre chèque (à l’ordre de LPO) à Yves Muller, La Petite Suisse, 57230 Eguelshardt. Attention, le nombre de places est limité. Les premiers inscrits sont prioritaires…

Stands, vente de livres

Possibilités de stands, ventes de livres etc.

A noter une vente exceptionnelle d’anciens numéros de Ciconia. Tous les fascicules et livres publiés jusqu’en 2000 (et encore disponibles) seront vendus ce jour-là à des prix dérisoires :
1 € pour un fascicule, 5 € pour un « petit » livre (Livre rouge de 1989, Livre « Oiseaux d’eau » de 1994), 10 € pour un « gros » livre (Oiseaux Vosges du Nord, Biblio lorraine et alsacienne). Complétez votre collection !




RÉSUMÉS

9 h

- « L’Oedicnème criard en Alsace : recensement 2007/2008 » par Guillaume DIETRICH.

Élevée au rang d’espèce protégée en France depuis 1972, et sujet à une attention tout à fait particulière et légitime en Alsace depuis les années 1970, l’Oedicnème criard est toujours considéré comme vulnérable. C’est ainsi qu’il paraissait intéressant de réaliser un recensement spécifique, à intégrer ensuite à l’Atlas des Oiseaux Nicheurs d’Alsace, projet LPO 2006-2010.
Parallèlement à cette finalité, un suivi régulier des populations reste indispensable afin de déceler le degré d’adaptation de l’espèce face aux changements radicaux que connaissent leurs habitats.
Contrairement aux estimations passées, basées sur des quadrats échantillons, ce recensement avait pour principal objectif de répertorier exhaustivement tous les couples nicheurs en partie sur le critère du chant.
L’état de la population semble relativement satisfaisant puisque l’effectif recensé se situe entre 100 et 120 couples, pour une aire de présence estimée à 255 km2, ayant peu évoluée depuis les derniers travaux de F. SANÉ (2004).

- « Suivi de la Pie-grièche grise en région de Saint-Dié des Vosges de 1998 à 2008. Quelques résultats » par Norbert LEFRANC.

La zone d’étude est située à 300-350 m d’altitude à proximité de Saint-Dié (Vosges). Elle concerne la vallée de la Meurthe en amont et en aval de cette ville et la vallée de la Fave. Les milieux a priori favorables couvrent (ou couvraient en début d’étude) environ 1500 ha : surtout des prairies et des pâtures ponctuées de plantations d’épicéas et traversées par des alignements d’arbres et des… lignes électriques (importantes). Depuis 1988, la population fluctue assez fortement avec un pic de 14 couples nicheurs en 1994 (pratiquement un couple par km²), 4 ou 5 couples seulement en 1998, 2001 et 2002 et plus qu’un seul couple nicheur en 2008. En tout, 134 couples ont été suivis ; ils ont construit au moins 168 nids et 74 couples (55 %) ont réussi à produire au moins un jeune à l’envol (1 à 6). Seulement 45,5 % des couples ayant connu un 1er échec ont effectué une ponte de remplacement. En moyenne, le 2e nid était situé à 300 m du premier avec, souvent, un changement partiel, voire total de territoire. Dans la zone d’étude, le « nid type » (70 % des cas pour n = 168) est placé à environ 12 m de hauteur dans un des derniers verticilles d’un épicéa, généralement en bordure de plantation et souvent en position dominante ; ce dernier aspect permet à la couveuse d’avoir une vue dégagée sur une large portion de son territoire, mais le nid paraît souvent alors très vulnérable. La ponte commence très rarement à la fin mars (3 cas sur 122 données exploitables) ; elle culmine dans la 2e et 3e décade d’avril et se termine (nids de remplacement) dans la 1ere décade de juin (2 cas seulement).
Les résultats suggèrent fortement que les conditions météorologiques et surtout l’abondance des proies essentielles (campagnols et principalement Microtus arvalis !) jouent un rôle primordial dans le succès de la reproduction, mais, dans tous les cas, la destruction des nids, notamment par la Corneille noire, reste forte ; elle est moindre quand les pies-grièches adultes ne sont pas obligées, pour trouver de la nourriture, de s’éloigner trop loin du nid (maximum observé = 800 m). Actuellement le milieu favorable se dégrade suite à la coupe des plantations d’épicéas et plus généralement suite à l’urbanisation des vallées notamment en aval de Saint-Dié (Géoparc, à la gloire des sports motorisés, et extension de gravières) et dans la vallée de la Fave (zones industrielles avec construction de nouvelles routes). Il n’est donc pas certain que cette population parvienne un jour à regagner du terrain même en cas d’explosion très marquée des populations de campagnols comme en 1992/1993.

Norbert LEFRANC
7 chemin du Bois Basselin
88 100 Saint-Dié des Vosges
Norbert.lefranc@hotmail.fr

- « Comment a évolué l’avifaune nicheuse des friches en fond de vallée des Vosges du Nord en deux décennies ? » par Yves MULLER.

Une étude sur les conséquences écologiques de la déprise agricole a été menée dans le Parc Naturel Régional des Vosges du Nord à la fin des années 1980. Un dénombrement de l’avifaune nicheuse de 8 zones de friches humides a alors été effectué sur près de 200 ha. Une vingtaine d’années après, l’avifaune des mêmes friches a de nouveau été recensé et les résultats des 2 dénombrements sont analysés en fonction de l’évolution des milieux et des mesures de gestion des sites, notamment l’installation de bovidés rustiques de la race « Highlands Cattles ».
Globalement, on note la disparition de la Grive litorne, une forte régression du Bruant des roseaux et du Pipit farlouse, une régression importante du Tarier pâtre et de la Locustelle tachetée. En revanche, les Rousserolles effarvatte et verderolle ainsi que la Pie-grièche écorcheur se portent plutôt bien sur ces sites.


Pause

10 h 45

- « Situation des oies en Alsace, espèces indigènes et naturalisées » par Christian DRONNEAU.

"L'Alsace compte actuellement 5 espèces régulières d'oies : 3 sont indigènes - l'Oie des moissons, l'Oie rieuse et l'Oie cendrée - et 2 sont naturalisées depuis peu - l'Ouette d'Egypte et la Bernache du Canada. Les deux premières sont exclusivement des hivernantes qui nous viennent du Nord de l'Europe, tandis que les quatre autres hivernent et nichent dans notre région. Les statuts de chacune de ces espèces seront présentés en les re-situant dans les contextes français et européen. Les espèces accidentelles seront également rapidement passées en revue."

- « Le petit oiseau dans la prairie » par Gilles BIVER.

Résultats de 3 enquêtes réalisées en 2007 et 2008 et évolution des effectifs ou de l'aire de distribution par comparaison à des enquêtes ultérieures pour les espèces suivantes : Pipit farlouse Anthus pratensis, Tarier des prés Saxicola rubetra et Bergeronnette printanière Motacilla flava, Râle des genêts Crex crex, Vanneau huppé Vanellus vanellus.
Le Luxembourg ne fait pas exception en Europe et nous y constatons des baisses des effectifs ou de l'aire de distribution pour les "farmland birds". Des mesures de conservation s'imposent!

- « Reste-t-il des Grenouilles des champs dans le Nord-Est ? Chronique du déclin de l'amphibien le plus menacé de France » par Jean-Pierre VACHER.

La Grenouille des champs Rana arvalis Nilsson, 1842 atteint sa limite occidentale d'aire de répartition en France. L'UICN a classé l'espèce dans la catégorie "En danger critique d'extinction" dans la liste rouge nationale. Habituellement, les naturalistes considèrent qu'elle est assez facilement observable en Alsace. Pourtant, elle n'est plus trouvée dans le Sundgau depuis la fin des années 1970, et un seul individu a été observé sur la bande rhénane depuis 1995 ! Des confusions avec les autres grenouilles brunes sont fréquentes. La Grenouille des champs est actuellement considérée comme quasi éteinte en Alsace et en Franche-Comté, et chaque observation revêt un caractère exceptionnel.


12 h 30 : Repas

14 h 30

- « La situation du Chat forestier en France » par François LÉGER et Jean-Luc WILHELM.

- « L’atlas de répartition des oiseaux nicheurs d’Alsace. Quelques découvertes intéressantes » par Yves MULLER et Jean-Marc BRONNER.

Dans le cadre du projet d’atlas de répartition de la faune sauvage lancé par Odonat, la LPO Alsace a entrepris de cartographier l’ensemble des oiseaux nicheurs sur des mailles 5 x 5 km au cours de la période 2006-2010. Trois années après le lancement de l’enquête, nous ferons le point sur l’avancement du projet.
Les prospections engagées par des dizaines d’observateurs ont permis quelques découvertes intéressantes qui seront présentées lors d colloque. Elles concernent la Bergeronnette des ruisseaux, la Gorgebleue, la Bergeronnette printanière, le Faucon pèlerin…

- « Contrôles et reprises à la Station ornithologique de Munchhausen. Dix années de données » par Paul KOENIG.

Après une rapide présentation des travaux actuels de la S.O.M. nous aborderons les reprises et les contrôles effectués depuis environ une dizaine d’années.
Seront analysées les données d’oiseaux bagués à la S.O.M. et recapturés ailleurs en Europe ainsi que les oiseaux bagués hors de la station et que nous avons-nous-même recapturés.
Pour terminer nous verrons quels sont les projets de la S.O.M. et quels sont les études générales (STOC, SHOC, Atlas, etc…) auxquelles nous participerons.

Pause

16 h 15

- « Connaître et protéger les chauves-souris de Lorraine » par Matthieu GAILLARD, Dorothée JOUAN, Alexandre KNOCHEL et François SCHWAAB.

L’ouvrage collectif de la CPEPESC Lorraine « CONNAÎTRE ET PROTÉGER LES CHAUVES-SOURIS DE LORRAINE » constitue un atlas traitant des 22 espèces représentées dans la région, soit un tiers de ses Mammifères. Il couvre la période 1984 – 2007 soit 22 hivers et 22 étés. Cet ouvrage est d’abord le résultat de l’exploitation de la base de données régionale. Cet outil informatique centralise sur la période 43 230 données recueillies par plus de 150 observateurs en 11 980 sites.
Décliné à l’échelon régional, l’ouvrage cerne tout d’abord la « Lorraine des Chiroptères », le contexte géographique, géomorphologique, écologique et socio-économique. Suit une brève présentation de la biologie et de l’éco-éthologie de l’ordre. Un premier chapitre traite de l’histoire de la chiroptérologie en Lorraine et un deuxième aborde l’étude et la protection des Chiroptères. Et surtout, le troisième, après une explication de la méthode suivie, présente au lecteur les 22 espèces représentées en Lorraine au travers de monographies très complètes.

La présentation au colloque du 7 décembre à Sélestat, décrira les grandes parties de l’ouvrage en détaillant quelques analyses, comme la répartition régionale et la phénologie de certaines espèces phares.

- « Chevêches d’hier et d’aujourd’hui. Synthèse des actions menées par le Groupe Chevêche 68 » par Marc WIOLAND.

La situation de la Chevêche dans le Haut-Rhin s'est aggravée suite au remembrement et à l'agriculture intensive dans les années 1990. Un groupe trinational de bénévoles se forme alors pour réagir dans les années 2000-2001. On ne comptait alors plus qu'une vingtaine de couples de Chevêches dans le sud de l'Alsace à cette époque. Suite à une réflexion commune, des solutions ont été mises en oeuvre pour stopper cette régression : sensibilisation des propriétaires ou exploitants agricoles, pose de nichoir, plantation d'arbres fruitiers à haute-tige, recherche de nouveaux couples, ainsi que la mise en place d'un programme de baguage. Cette opération de longue haleine porte aujourd'hui ses fruits. Et cerise sur le gâteau, en 2007, un couple de Hiboux Petit-Duc niche dans un de ces nichoirs destinés à la Chevêche. Ce groupe agit parallèlement pour d'autres oiseaux en régression, notamment pour les Hirondelles de fenêtre, le Martinet noir, la Huppe fasciée... en posant des nichoirs spécifiques. Un site internet a été créé à cet effet : http://site.voila.fr/athenalsace/frame.htm

- « La Chevêche relique de nos vergers » et « Le retour du Petit-duc en Alsace » deux films de Marc WIOLAND.

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